Indice des dettes à la consommation de MNP : la paie des Néo-Brunswickois est déjà dépensée avant même d’être versée, sous l’effet de la hausse soutenue des coûts

2026-07-13

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Auteur: Tara Silliker

Indice de dettes à la consommation de MNP

  • Plus des deux tiers (68 %) des résidents des provinces de l’Atlantique déclarent qu’avant même de recevoir leur paie, au moins la moitié de leurs revenus est déjà consacrée à régler leurs factures, leurs dettes et leurs dépenses courantes. Pour deux répondants sur cinq (42 %), c’est la majorité de leur paie qui l’est. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont les chiffres les plus élevés enregistrés au pays.
  • Deux personnes sur cinq (41 %) déclarent avoir du mal à s’en sortir financièrement et la même proportion de répondants (41 %) réduit ses dépenses personnelles ou familiales liées au mode de vie (soins personnels, vêtements, activités des enfants, etc.).
  • C’est dans cette région du pays que l’on observe le pourcentage le plus élevé (14 %) de répondants ayant recours au crédit ou à l’emprunt pour maintenir leurs projets et leurs activités.

MONCTON (Nouveau-Brunswick), 13 juillet 2026 – Bon nombre de résidents des provinces de l’Atlantique savent qu’ils devront affecter une grande portion de leur paie à des dépenses avant même de la recevoir, dans un contexte où l’augmentation soutenue des coûts nuit au budget des ménages, au style de vie et à l’amélioration de la situation financière. Selon le plus récent Indice des dettes à la consommation de MNP, 68 % des résidents des provinces de l’Atlantique – la plus forte proportion au pays – affirment qu’au moins la moitié de leurs revenus servira à régler leurs factures, leurs dettes et leurs dépenses courantes. C’est dans cette région du Canada que l’on observe le plus fort pourcentage (42 %) de répondants qui affirment savoir à quoi la majorité de leur paie sera affectée avant même de la recevoir. Ils sont 16 % à affirmer que l’intégralité de celle-ci servira à couvrir des dépenses nécessaires ou que leurs revenus seront insuffisants pour subvenir à leurs besoins.

Tara Silliker, syndique autorisée en insolvabilité de MNP Ltée, note que « comparativement aux ménages ailleurs au Canada, ceux des provinces de l’Atlantique sont plus susceptibles de devoir affecter la majorité de leur prochaine paie aux factures, aux dettes et aux dépenses courantes. Autrement dit, les revenus qu’ils touchent sont dépensés d’avance et aucune paie ne leur permet de dégager une marge de manœuvre. Cette prévoyance forcée peut aider certaines personnes à respecter leurs obligations financières à court terme. Or, on peut se retrouver dans une situation où les fonds manquent toujours, où la paie que l’on reçoit ne sert qu’à faire du rattrapage ».

Une proportion de 46 % des résidents des provinces de l’Atlantique déclare être chaque mois à 200 $ ou moins de l’insolvabilité, soit une hausse de quatre points par rapport au trimestre dernier. Du groupe, un répondant sur cinq (22 %, -5 points) affirme qu’il ne gagne pas suffisamment d’argent pour régler ses factures et rembourser ses dettes.

On observe un regain d’optimisme quant à l’endettement futur. Trois répondants sur dix (29 %, inchangé) s’attendent à ce que leur situation d’endettement s’améliore dans la prochaine année, et deux personnes sur cinq (42 %, +5 points) entrevoient son amélioration dans un horizon de cinq ans.

Les pressions financières soutenues contraignent de nombreux résidents des provinces de l’Atlantique à réduire des dépenses qu’ils jugeaient auparavant essentielles à leur qualité de vie. Deux répondants sur cinq (41 %) estiment que ces pressions nuisent à leurs progrès sur le plan financier. La même proportion de personnes (41 %) revoit à la baisse ses dépenses personnelles et familiales liées au mode de vie (soins personnels, vêtements, activités des enfants, etc.).

Plus de trois personnes sur cinq (63 %) dans les provinces de l’Atlantique affirment devoir réduire les sommes consacrées au voyage et aux sorties à cause de la conjoncture financière (hausse des coûts, dettes, contexte d’incertitude mondiale, etc.). Deux personnes sur cinq (45 %) réévaluent leurs projets de voyages ou de vacances. Une proportion de 40 % des répondants réduit ses sorties (concerts, festivals, événements sportifs, cinéma, etc.). Un pourcentage comparable (38 %) de personnes fait moins d’escapades de fin de semaine et d’excursions d’une journée. Plus de la moitié (52 %) des répondants réduit le montant réservé aux sorties au restaurant et aux activités sociales. Plus de deux personnes interrogées sur cinq (44 %) dépensent moins d’argent en restauration (terrasses, restaurants, plats à emporter, café), tandis que trois sur dix (30 %) revoient à la baisse leurs dépenses pour les cadeaux, les mariages, les anniversaires ou d’autres fêtes et une personne sur six (16 %) avoue moins recevoir parents et amis à la maison.

Les répondants sont nombreux à modifier leurs projets en raison des coûts associés et 20 % des résidents des provinces de l’Atlantique ont annulé des sorties ou des activités ou évitent d’en faire. De plus, 14 % des répondants ont recours au crédit ou à l’emprunt pour maintenir leurs projets et leurs activités; la plus forte proportion observée au pays.

Mme Silliker affirme que « les ménages dans les provinces de l’Atlantique réduisent les sommes affectées aux voyages, aux sorties et aux activités familiales, ce qui peut nuire à la qualité de vie et au bien-être psychologique. La décision de recourir au crédit ou à l’emprunt pour ces projets et ces activités peut être un signe que les pressions financières s’intensifient et que certains ménages sont prêts à s’endetter pour maintenir en partie leur mode de vie ».

Bien que la Banque du Canada ait maintenu son taux directeur jusqu’à présent cette année, la capacité des résidents des provinces de l’Atlantique à encaisser une augmentation des taux d’intérêt demeure limitée. La proportion de répondants s’estimant capable de composer avec une hausse d’un point de pourcentage du taux d’intérêt est la même que celle qui affirme le contraire, soit 22 %, ce qui donne à penser que ce n’est pas tout le monde qui a une vision optimiste de sa situation. Cependant, lorsque cette hausse est présentée comme une augmentation de 130 $ des paiements mensuels d’intérêts, seulement une personne interrogée sur six (16 %) avoue pouvoir l’assumer. Plus du tiers (35 %) des répondants déclare qu’il lui serait impossible d’absorber cette augmentation. Trois résidents sur cinq (62 %, -3 points) dans les provinces de l’Atlantique ont encore besoin que les taux d’intérêt diminuent pour pouvoir souffler un peu et plus de la moitié des répondants (53 %, +1 point) craint d’éprouver des problèmes financiers advenant une hausse des taux.

Mme Silliker explique que « des taux d’intérêt stables peuvent offrir une certaine prévisibilité, mais on n’est pas soulagé pour autant si sa situation financière continue d’être globalement incertaine. Dans les provinces de l’Atlantique, beaucoup de ménages ont peu de marge de manœuvre financière pour faire face au coût de la vie, aux remboursements de dettes et à l’incertitude économique. Voilà pourquoi ce n’est pas tout le monde qui envisage l’avenir avec optimisme. Même une légère hausse du coût d’emprunt peut être difficile à encaisser, surtout pour les personnes qui se disent incapables d’assumer une augmentation de 130 $ de leurs paiements mensuels d’intérêts ».

Elle affirme que dans un contexte où beaucoup de résidents des provinces de l’Atlantique savent déjà comment leur paie sera dépensée avant même de la recevoir, les signes de difficultés peuvent être plus subtils qu’un paiement manqué ou qu’un appel d’une agence de recouvrement. Un ménage qui semble s’en sortir en réduisant ses dépenses, en reportant ses projets, en diminuant son épargne ou en ayant recours au crédit s’enfonce peut-être dans une situation où les fonds manquent toujours. Une analyse objective de sa situation financière globale peut permettre de déterminer la viabilité de son approche financière actuelle avant que le nombre d’options pour s’en sortir ne commence à diminuer.

« Une personne qui consulte un syndic autorisé en insolvabilité n’a pas nécessairement décidé de déclarer faillite ou de présenter une proposition de consommateur, dit-elle. Elle souhaite peut-être mieux comprendre sa situation, tout simplement. Un syndic autorisé en insolvabilité peut l’aider à déterminer ce qu’elle peut se permettre, à identifier les comportements qu’il faut changer et à explorer des options pour reprendre la maîtrise de ses finances. »

Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels sous réglementation fédérale pouvant offrir aux particuliers des solutions à leur endettement, notamment la proposition de consommateur et la faillite, et faire cesser les appels désagréables des créanciers. Ils ont les connaissances nécessaires pour les aider à comprendre leur situation financière globale et à trouver une façon pratique pour aller de l’avant. Ils accompagnent les personnes prises dans une spirale d’endettement afin de déterminer des solutions réalistes et viables et d’en expliquer les conséquences avant qu’une décision ne soit prise.

L’équipe de syndics autorisés en insolvabilité de MNP offre des consultations gratuites aux Canadiens aux prises avec de sérieux problèmes financiers. Elle a comme mandat de leur fournir des conseils impartiaux, de les aider à mieux comprendre leurs droits et de les orienter vers la meilleure voie à suivre.

À propos de MNP Ltée

MNP Ltée, division du cabinet comptable national MNP S.E.N.C.R.L., s.r.l., est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, son équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 240 bureaux d’un océan à l’autre, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens aux prises avec d’importants problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement. Abonnez-vous à L’Info dettes en 3 minutes de MNP pour obtenir régulièrement des conseils pratiques sur la gestion des dettes et les finances personnelles.

À propos de l’Indice des dettes à la consommation de MNP

L’Indice des dettes à la consommation de MNP permet de prendre le pouls des Canadiens à l’égard de leur endettement, en plus de mesurer leur capacité à payer leurs factures et à faire face aux imprévus et aux hausses de taux d’intérêt sans risquer l’insolvabilité. Réalisé par Ipsos et mis à jour chaque trimestre, cet indice est l’un des baromètres les plus fiables de la situation financière des Canadiens.

La 37ᵉ édition de l’Indice présente une hausse modeste et s’établit à 91 points. Consultez MNPdettes.ca pour en savoir plus.

L’étude a été réalisée par Ipsos, pour le compte de MNP Ltée, entre le 11 et le 16 juin 2026. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 000 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.

Tara Silliker

Tara Silliker

CIRP, LIT, CPA, CA

Disponible à : Moncton, Bathurst, Edmundston, Fredericton, Miramichi, Saint John

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